Ida Faubert
HAITÍ
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Fecha de nacimiento
14 de febrero de 1882
Ciudad de nacimiento
Puerto Príncipe
Fecha de defunción
23 de julio de 1969
Ciudad de defunción
París, Francia
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En prroceso de documentación.
Traducciones de Pablo César Osorno
Pour Jacqueline
De Cœur des Îles (1939)
Qu’on parle tout bas; la petite est morte.
Ses jolis yeux clairs sont clos pour jamais,
et voici déjà des fleurs qu’on apporte…
Je ne verrai plus l’enfant que j’aimais.
Je rêve, sans doute, et l’enfant sommeille;
pourquoi, près de moi, dit-on qu’il est mort?
Pas de bruit surtout, que rien ne l’éveille,
ne voyez-vous pas que ma fille dort?
Mais elle a gardé la bouche entr’ouverte,
sa joue est bien pâle et son front glacé,
son petit corps semble une chose inerte…
Agenouillez-vous, la Mort a passé.
Alors, c’est fini ! Tes prunelles closes
jamais ne verront le ciel rayonnant,
tu dors pour toujours au milieu des roses,
toi mon sang, ma chair, ô toi, mon enfant!
Je ne verrai plus ton joli sourire,
jamais tes regards ne me chercheront,
tes petites mains qu’on croirait de cire,
jamais, plus jamais ne me toucheront.
Adieu, mon amour, adieu, ma jolie:
je n’entendrai plus ton rire joyeux.
Ah! comment guérir ma triste folie;
comment vivre encor! Je n’ai plus tes yeux.
Et voici soudain qu’on ouvre la porte…
On t’arrache à moi, mon ange adoré,
mais dans le cercueil, afin qu’on l’emporte,
près du tien j’ai mis mon cœur déchiré.
Oh! ne parlez plus, la petite est morte…
Para Jacqueline
De Cœur des Îles (1939)
Hablen bajo; la pequeña ha muerto.
Sus bellos ojos claros se han cerrado para siempre,
y ya están trayendo flores…
No veré más a la niña que amaba.
Sueño, seguramente, y la niña duerme;
¿por qué, junto a mí, se dicen que ha muerto?
Sobre todo, no hagan ruido, que nada la despierte,
¿no ven que mi hija duerme?
Pero tiene la boca entreabierta,
su mejilla está muy pálida y su frente helada,
su cuerpecito parece una cosa inerte…
Arrodíllense, la Muerte ha pasado.
Entonces, ¡se ha acabado! Tus pupilas cerradas
nunca verán el cielo radiante,
duermes para siempre en medio de las rosas,
tú mi sangre, mi carne, ¡oh tú, mi niña!
No veré más tu bonita sonrisa,
jamás tus miradas me buscarán
tus manitas que parecen de cera,
jamás, nunca jamás me tocarán.
Adiós, mi amor, adiós, mi bella:
no escucharé más tu risa alegre.
¡Ah! ¡Cómo curar mi triste locura;
cómo seguir viviendo? Ya no tengo tus ojos.
Y de pronto abren la puerta…
Te arrancan de mí, mi ángel adorado,
pero en el ataúd, para que se lo lleven,
junto al tuyo he puesto mi corazón desgarrado.
¡Oh! No hablen más, la pequeña ha muerto…
Matin de printemps
De Cœur des Îles (1939)
Au profond de l'allée,
les quénépiers en fleurs
répandent une odeur
légère et vanillée.
Un essaim bourdonnant
d'abeilles matinales
s'en vient dans le jour pâle,
joyeux et frissonnant.
Chercher dans les corolles
un précieux butin,
et dans le clair matin
les papillons s'envolent.
Un rayon de soleil
baise au front une rose
qui se trouble et qui n'ose
regretter son sommeil.
Un parfum se respire
sous les grands lataniers,
un parfum printanier
de choses en délire.
Et je m'emplis les bras
de fleurs à peine écloses.
De jasmins et de roses,
de lis et de lilas.
Et j'écoute, charmée,
le murmure des eaux
et tous les chants d'oiseaux
épars dans la ramée.
Mañana de primavera
De Cœur des Îles (1939)
En lo profundo del callejón,
los mamoncillos en flor
desprenden un aroma
ligero y avainillado.
Un enjambre zumbador
de abejas matinales
llegaa en el día pálido,
alegre y tembloroso.
Buscar en las corolas
un precioso botón,
y en la clara mañana
las mariposas alzan el vuelo.
Un rayo de sol
besa la frente de una rosa
que se turba y que no osa
lamentar su sueño.
Un perfume se respira
bajo las grandes palmeras,
un perfume primaveral
de cosas en delirio.
Y me lleno los brazos
de flores recién abiertas.
De jazmines y de rosas,
de lirios y de lilas.
Y escucho, encantada,
el murmullo de las aguas
y todos los cantos de los pájaros
esparcidos en las ramas.